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La pêche du « Gardon carpé »

17 janvier 2012

Avant-hier, comme tous les dimanches d’ailleurs, c’était pêche ! Me voilà parti pour m’attaquer aux perches et aux hypothétiques sandres mais c’est une toute nouvelle espèce qui fût à l’honneur en ce dimanche gris et froid.

J’arrive donc au bord de la rivière, rien ne bouge, tout semble figé, à par l’eau de la rivière évidemment. Ayant à peine progressé sur le petit chemin, je trouve le moyen de marcher du pied gauche dans la seule déjection canine des alentours. Sur ce coup-là le petit chemin ne sentait pas vraiment  la noisette ! Relativisons, c’est le pied gauche qui a pris, cela aura-t-il une influence ?

Bref ceci étant fait, je marche le long de la rivière tout en regardant attentivement la bordure. Quelques nageoires caudales noires se laissent trahir derrière une touffe d’herbe, des chevesnes ! N’ayant pris que des leurres conséquents, je les laisses tranquilles. J’irai les chatouiller ultérieurement avec du matos light. J’attaque les premiers spots avec des leurres entre 3 et 5 pouces pour tenter les perches et en espérant toucher mon premier sandre. Je descends le cours d’eau en grattant méticuleusement le fond. Le courant est assez fort mais l’irrégularité de la berge ainsi que les nombreuses souches créent des amortis parfaits. Divers shads, virago, sator en drop shot, mini jig, tout y passe mais rien ne semble bouger. Seul signe d’activité : une truite d’une trentaine de centimètre qui est venue à 3 reprises taper dans mon mini-jig sur une cale de mise à l’eau. Dégouté, je remonte à la voiture échanger mes deux spinnings contre ma canne rock fishing et des micro-leurres.

Les chubs sont toujours postés derrière l’herbier. J’arme un petit t’shad de 2 pouces sur une tête de 1.8g et entame une récupération linéaire. Un des chubs se décale et suit mon leurre. Mais trop tard : j’arrive en bout de course. Deuxième tentative, un second tape dedans sans hésiter mais cette fois-ci c’est moi qui ne suis pas assez réactif ! La troisième sera la bonne. En voilà un qui vient d’engloutir littéralement mon leurre. Le ferrage est appuyé, il y est ! Mais il se dirige illico-macias se cacher dans la bordure remplie d’herbe ! Je me retrouve impuissant à essayer de l’extirper de cette verdure… Il semble être lui aussi coincé. La voiture n’est qu’à une centaine de mètres de là. Je coince ma canne dans les branches, prends soins d’ouvrir le pick up et file en vitesse chercher mes wadders. Un peu risqué comme manip’, je l’avoue. Le plan a marché, le poisson était tranquillement posé sur les herbes comme s’il attendait que je vienne le délivrer.

Alerté par le raffut, un passant d’un âge respectable (restons politiquement correct) vient me taper un brin de causette. Stupéfait de me voir relâcher un poisson, il me demande de quelle espèce il s’agissait. Je lui réponds alors qu’il s’agit d’un chevesne, un poisson qui d’apparence ressemble un peu au gardon mais en plus gros et plus allongé. Ce fut l’illumination pour lui :  » Haaaa un gardon carpé !  » …… Copyright Jean-Marcel 2012. Et voilà une nouvelle espèce vient d’être créée. C’est bien connu, le chevesne est un mélange entre un gardon et une carpe. C’est comme la truite saumonée qui n’est rien d’autre qu’une truite friande de petits crustacés de la famille des gammaridae, riches en carotène (d’où une couleur orange)…. A quand le mulet barré ?

Tout ça c’est bien joli mais je ne comptabilise qu’un poisson pour le moment et il est déjà midi. Une baguette et une boîte de paté henaff plus tard je réattaque. Les chubs avaient l’air plus ou moins actifs. Je décide donc de me consacrer à leur recherche. Je continue donc avec le même combo mais sur la rive d’en face. La topographie est bien différente. Il s’agit maintenant de zones peu profondes avec beaucoup de gravier et peignées par le courant, cependant plus faible que précédemment. Sans attendre, un chub énervé vient me redonner espoir. Ma technique ? Une sorte de light power fishing. Je lance mon petit shad 3/4 amont puis je le récupère en linéaire tout en descendant le cours d’eau. Je couvre ainsi rapidement beaucoup de terrain. Ne me demandez pas pourquoi j’ai pensé à faire cela mais il faut croire que ça marche. Bref, quelques dizaines de mètre plus tard, nouvelle touche et nouveau combat. La zaltz est en deux et la bobine entame une douce mélodie. Les coups de tête sont étranges, ça ne ressemble pas à un chub. Et en effet le client monte en surface et me dévoile tout son potentiel acrobatique! Seulement mon leurre semble avoir été englouti et je suis monté en 19/100… On va y aller mollo et prier pour que ça passe en évitant tout changement de direction, afin que le fil ne croise pas les nombreuses dents de ce barracuda d’eau douce (Ginette ©, la femme de Jean-Marcel). Et bien ça passe et je l’échoue tranquillement sur les herbes humides. Stupéfaction, le fluoro est intacte ! Je crois que la crotte de ce matin a fait effet … Non sérieusement c’est juste de la maîtrise, rien de plus ! (A prendre avec beaucoup d’ironie).

Je continue ma folle descente. L’eau étant relativement claire, je pouvais facilement observer mon leurre évoluer et ainsi ce qui suivait. Un joli chub avait le nez collé à la queue du shad, une simple pause et je le vois l’avaler sous mes yeux. Les réflexes sont bons et le ferrage est assuré. Il secoue sa tête dans tous les sens et repart à toute vitesse là d’où il venait. La scène était vraiment magique et aurait été à la hauteur des plus belles vidéos de pêche à la mouche.

La rivière change de morphologie, la berge se creuse et ressemble à ce que j’ai pu pêcher le matin. Je me remets donc à gratter le fond avec un leurre légèrement plus gros. Et au coin d’une souche, enfin une touche ! Et c’est encore un gardon carpé qui se jette sur mon leurre.

Je finirai cette session en loupant un dernier chub à vue, et qui aurait surement été le plus gros du jour. Ce n’est que partie remise !

Malgré le froid j’aurais réussi à tirer mon épingle du jeu, j’en suis même presque assez fier, moi qui ne suit pas vraiment adepte de l’eau douce. Au final, les poissons avaient l’air d’être sur la berge la moins profonde, soit là où le courant était le moins fort… Affaire à suivre.

A+

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4 commentaires leave one →
  1. Nonal permalink
    17 janvier 2012 23 h 24 min

    Excellent ! En même temps on peut pas lui en vouloir a Jean Marcel ( et son attentive epouse)… « Ca r’semble » 😉
    …Pis quand on connaît pas, faut bien mettre un nom la dessus.

    Jolie session gars !

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  2. Pierre permalink
    18 janvier 2012 15 h 39 min

    Bon report!

    +1 pour les photos prises tout seul! Une solution simple c est le « gorilla pod » sorte de trepied portable (15€) et de mettre l appareil avec retardateur.

    Haha le fameux « gardon carpe »…

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    • tomsbf permalink
      18 janvier 2012 20 h 20 min

      Yes merci. Je me suis souvent dit qu’il fallait que je m’en prenne un. Mais je préférai mettre mes sous dans des leurres ou autre…. C’est sur qu’en eau douce ça me servira plus qu’en mer. Les cailloux c’est quand même pratique pour ça ^^.

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  3. Laurie Bst permalink
    18 janvier 2012 21 h 02 min

    Tu sais ce qu’elle te dit la femme de Jean Marcel !! x)

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